Malaise dans la démocratie

Tweet avorté de kikaya bin karubi annonçant que la RDC ne fera pas exception face aux phénomènes des coups d’état

Un principe sacro-saint du journalisme stipule « un chien qui mord un homme, c’est normal. Mais l’inverse sors de l’ordinaire ». C’est donc une information. C’est à peut près comme cela qu’on pourrait caricaturer l’audition depuis samedi de François Beya conseiller en matière de sécurité du président de la république.

Les réseaux sociaux se sont emparés de l’invraisemblable, un conseiller en matière de sécurité auditionné. Et comme la nature a horreur du vide face à l’omerta qui entoure la question. La radio-trottoir a pris la relève est à informer « Un coup d’état a été déjoué ».

Voilà qui sonne à la sauce du moment en Afrique. La toile congolaise s’enflamme entre ceux qui adoreront voire le scénario ouest-africain se reproduire au pays de Lumumba. Et ceux qui estiment que, cela ne serait pas une bonne action de la part de l’armée.

Le simple fait, qu’il y ait des supporters d’un hypothétique coup d’état traduit un malaise démocratique. Faut-il rappeler que, la R.D.C a déjà subit les affres de ce phénomène des hommes en uniforme. Le 14 septembre 1960, Mobutu perpétrait son premier coup d’état contre le gouvernement légitime de Lumumba, qui engageait le pays dans une succession des guerres, des rebellions qui va aboutir à la guerre d’agression dont nous continuons de payer de lourd tribut.

Ainsi un pacte républicain a été conclut à Sun City instituant la manière d’accéder au pouvoir et de l’exercer. Certes, cette démocratie est perfectible notamment dans la crédibilité des différents scrutins, dans la gestion de la chose publique, dans l’amélioration de conditions de vie,etc. Mais delà à jeter tous ses progrès dans la poubelle au non d’un grand bon en arrière, ne serait non pas une erreur mais une forme d’euthanasie de la nation.

Ce malaise démocratique est lié au mode de gestion de la république. Il faudrait à nos dirigeants d’organiser la gouvernance de telle manière que, chaque congolais ou du moins le plus grand nombre se retrouve dans la politique générale du gouvernement dans son secteur de vie.

C’est pourquoi, à l’heure de la décentralisation, il serait peut-être temps aux autorités politico-administrative d’installer une forme de glocalisation à la congolaise. C’est-à-dire, une politique alliant des tendances globales au réalités locales.

Tout compte fait, la prise du pouvoir par les hommes en uniforme n’est pas la panacée aux problèmes de la nation congolaise. Et la prise de pouvoir par les hommes en kaki n’est pas forcément une lueur d’espoir. Les exemples du Ghana et du Nigeria en sont des illustrations typiques d’une panacée qui a été rapidement abandonnée.

Espérons que par son expérience historique, la RDC a été suffisamment vaccinée contre le variant kaki dont la dernière dose remonte à l’exercice démocratique de 2018.

David Mukendi Kalonji

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La fin d’un mythe

Jean Marc Kabund

L’information est tombée samedi,
Jean Marc Kabund n’est plus
membre de l’UDPS. Du déjà vu
sans doute. Le terme exclusion
ou auto-exclusion est
consubstantiel à l’UDPS.

On se souvient volontiers de tous ces
harangueurs des foules qui sont
passés par la case exclusion. A
titre d’illustration on peut citer :
le feuilleton Belchika, l’épisode
Mubake ou encore la série des
défections de 2006 de Bomanza,
Bazaïba et consort.


Contrairement à ce que l’on
peut dire, l’exclusion d’un
membre quelqu’en soit les
raisons est une perte et surtout
si ce membre était le président
du dit parti.


Dans une tribune publiée sur son
blog, l’analyste Matamba Lukasu
expliquait le pourquoi l’UDPS devait
utiliser ses contradictions internes
afin de se réinventer et devenir une
alternative à soi-même. Hélas, il n’en
sera pas question. (https://matambalukasu.blogspot.com/2021/09/udps-se-reinventer-pour-devenir-une.html)


Mais cette mise à l’écart du Maitre
nageur, est à analyser dans une
perspective plus large dans le cadre
des prochaines élections. En effet,
beaucoup s’étonne sûrement du
silence du président de la
République depuis l’annonce, il y a
près de deux semaines de la
démission de l’un des ses bras droits
et un d’éléments majeurs du
processus de déboulonnement de
l’an passé.


Cela s’explique après trois cycles
électoraux, les partis politiques ont
montré leur limite dans la conquête du pouvoir.

Car, au vu de l’électorat parsemé de
la R.D.C, il est mieux souhaité de
s’entourer d’un grand groupe hétérogène que de s’appuyer sur un
parti politique avec un président ai qui,
a généralement des propos
discourtois envers des alliés.


La terre n’admet pas deux soleils

En filigrane, cette éviction de Kabund
fait tomber un mythe. Le mythe d’un
grand parti de masse au sens de
Maurice Duverger présent dans
l’ensemble du territoire national et
pouvant faire élire un Président de la
République.
Dans cette optique de constitution de
grands groupes électoraux, l’actuel
locataire du Palais de la Nation a déjà
neutralisé deux probables
concurrents.

Le premier Kabund qui,
s’il n’est pas encore un aspirateur
immédiat à la présidentielle, mais il
s’est placé dans une perspective de
l’après 2023 comme si pas le
dauphin, le prochain khalife.
Malheureusement pour lui, la terre
n’admet pas deux soleils.


L’autre concurrent de taille est Moïse
Katumbi qui se retrouve entre le
marteau et l’enclume. Car, son départ
de l’Union Sacrée va le déplumer
certainement. Son indécision après
son ultimatum de la ligne rouge en dit
long.


Au final, Kabund s’est noyé tout seul,
pensant qu’il était le maître de la nage
oubliant qu’il n’était pas le propriétaire
de la piscine. Que va-t-il faire? On le
saura très bientôt.
De là où il est, Machiavel est sûrement
fière de son prince Tshisekedi.

DAVID MUKENDI KALONJI

À la Une

2023 : le décor électoral est planté !

L’année pré-électorale commence sur le chapeau de roues, il ne faudrait pas être un illuminé de la politique pour comprendre que les pièces du puzzle s’articulent déjà en perspective des échéances électorales de l’an prochain.

Cette dynamique électorale se constate
avec la tournée du Président Félix Tshisekedi dans l’espace Kasaï. D’aucuns diront, qu’il s’agit-là d’une simple tournée présidentielle comme celle qu’il a réalisée dans les provinces du Nord- Kivu et de l’Ituri, sous état de siège depuis le 6 mai 2021.


Cependant, lorsque qu’on gratte de plus près, on constate la mutation effectuée par le discours d’un Président en fonction en candidat président à sa propre succession. Cette mutation, se fait souvent par des promesses d’ordre prospectif qui, par essence, sont la marque déposée de la campagne électorale.

On répliquera sans nul doute que le Président de la République
serait, pour certains, un spécialiste des promesses. Mais à une exception près, lors de sa tournée au Kasaï, cette fois-ci, il précède ses promesses d’un propos clivant : « vous êtes mes frères ».


Cette phrase polémique n’est pas la résultante d’un hasard, il concourt plutôt à une forme de stratégie en communication politique qui consiste à cliver. Pour que les potentiels électeurs acquis se confortent dans leurs choix, en fessant appelle au pathos c’est-à-dire l’argumentaire par l’affect. Et cela se confirme lorsque le Président poursuit « Donnez- moi un deuxième mandat, je ne vous ai pas oublié ».


Des Mobutistes mués en Kabilistes et puis, métamorphosés en Tshisekedistes


Mais cette mutation électorale n’est pas le propre du Président de la République. Toujours dans cette tournée, on a observé des ralliements au camp du Président de la République. Il s’agit du Sénateur Evariste Boshab et du Professeur Théophile Mbemba.

Les deux ont pour point commun d’être des figures de proue de la Kabilie. Pour le premier, cela s’inscrit dans une sorte de préservation de son électorat, qui se trouve dans le fief du Président de la République. Certaines langues diront que «Bush» a été élu à trois reprises dans cette circonscription de Mweka.

Il ne faut pas escamoter qu’il n’était pas en position d’opposant au maître du lieu, puisqu’à l’époque il était encore aux affaires sous le régime Kabila. C’est qui est loin d’être le cas actuellement. Point n’est besoin de rappeler que cette recette a fonctionné en 2018, le cas de Delly Sesanga et Claudel Lubaya en sont des illustrations typiques.


Par contre, le cas de Théophile Mbemba est plus simple. Il s’agit de prendre simplement le train qui semble être bien en marche à la lumière de la spirale du silence. En espérant soit un poste ministériel, soit d’être élu en tant qu’allier du Président de la République et de bénéficier ainsi de son aura.

Le décor électoral congolais est planté avec un Président qui sera plus un candidat que le Garant de la Nation qui doit être au-dessus de la mêlée, des membres de la majorité qui jouent au jeu du chat et de la souris, des transhumances politiques inimaginables.

D’autant plus que l’on peut considérer la résistance farouche du tandem Lamuka-FCC et alliés sur l’actuel bureau de la CENI de Denis Kadima, amplifiée de nouveau avec la désignation de Thotho Totokani Mabiku, ancien membre du Cabinet politique de Félix Tshisekedi, comme Secrétaire Exécutif National de la Centrale électorale.


Qu’à cela ne tienne. Quand bien même l’on souhaiterait gagner les élections futures, mais avec quel bilan satisfaisant à brandir ? La confiance du peuple congolais lui sera-t-elle encore octroyée, après trois ans sans changement significatif dans le vécu quotidien, sans compter les deux premières années perdues dans la coalition FCC-CACH ?

David Mukendi kalonji

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Au-delà du fait qu’un président ne devrait pas dire ça

Le président de la République Démocratique du Congo Félix Tshisekedi

On le sait un président de la république ne devrait pas dire ça, à cause de sa fonction et de son prestige. D’autant plus que, la phrase assassine « Mboka oyo esi ekufa na ngo » fait suite à un florilège d’autres phrases du président. On se souviendra volontiers de « ba ndoki » et « ba dongolo miso ».

Revenons à la phrase polémique prononcée par Felix Tshisekedi lors de son séjour à Lodja. Et essayons de le disséquer. Il faut le dire d’emblée, ce constat de la mort du pays n’est pas l’apanage du seul président de la république. Mais bien celui de tout le commun de mortel. Pourquoi alors cette phrase dérange ? Alors qu’il s’agit d’une vérité universellement admise.

Par le simple fait qu’il est prononcé par le président de la république, qui doit dans sa fonction communicative, rassurer, faire rêver, donner confiance et surtout susciter l’adhésion de ses concitoyens à un lendemain meilleur. Cependant, pouvons nous faire une analyse d’un échange discursif sur une séquence qui n’atteint même pas une minute ? Je pense que non.

Le Congo est au bord du précipice et la phrase du président n’est pas formellement fausse. Par le simple fait, que ce constat a été fait par plus d’un congolais. On penserait que le Congo n’est mort que lorsque le président de la république le dit. Et pas lorsque nous le disons.

Cette phrase est précédée d’un autre « eloko ya ko yiba eza te, mpo mboka esi ekufa », cette prémices dénote d’un cheminement qui porte à croire que le président distille là, ce qui est à la base de la mort du Congo : le vol, le clientélisme, la corruption, etc. Et il poursuit « qu’il faut relever ce pays mort ».

On peut donc objectivement douter de la capacité du président de la république de relever le défi de ressusciter le Congo de sa longue mort, au vu de sa gestion discutable après quatre années de pouvoir. Mais l’on ne peut pas lui refuser de faire un diagnostic qui du reste est vrai. Drôle de polémique surtout à une période, où l’on reproche aux politiciens de ne pas être véridique.

Par David Mukendi Kalonji

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Bloc-notes : Felix Tshisekedi, la nuance !

Trêve des supputations, il était temps qu’il parle et il a fait. Le président de la République Démocratique du Congo Felix Tshisekedi a passé en revue lors d’une interview accordée à la voix de l’Amérique l’actualité politique du pays.

Deux sujets ont particulièrement retenu mon attention du fait de la polémique qu’ils ont suscitée. Il s’agit de la proposition de loi portant sur la congolité et sur la désignation du président de la centrale électorale.


Le moins que l’on puisse dire, est que Fatshi a pris le contre-pied parfait par rapport à une certaine opinion. D’abord concernant la loi sur la Congolité, le président de la République déclare: : « Noel Tshani est un congolais, il est dans son droit (…), Est-ce qu’être congolais de père et de mère suffit comme critère à garantir une bonne gestion des autres congolais de père et de mère? Je ne crois pas. »

En déclarant ouvertement qu’il est contre cette proposition de loi, Fatshi nage là à contre-courant de la plupart de ses partisans qui ont publiquement manifesté leur approbation sur cette loi.

Il surprend aussi ses opposants/ alliers qui voyaient dans son silence la main noir qui, téléguidée depuis la cité de l’Union Africaine la confection de cette proposition de loi. Cette prise de position permet au président Tshisekedi d’éteindre le feu au sein même de sa coalition « Union sacrée » dont une branche menaçait de claquer la porte si et seulement si, cette thématique était inscrite à l’ordre du jour de la session de septembre à l’assemblée nationale.

Il caresse par conséquent dans le sens du poil un de ses alliés importants dans le renversement des forces établies après les élections de 2018. Est-ce une façon de l’endormir et de porter le coup de grâce le moment venu? L’avenir nous le dira, mais pour l’instant restons sur les faits.

La deuxième thématique sur laquelle il était attendu est la désignation du président de la commission Électorale Nationale Indépendante. A ce propos le président Tshisekedi déclare: « Si je dis Ok, on retire comme disent les deux confessions religieuses qui sont minoritaires, les six autres confessions le prendraient très mal, si on impose parce qu’il y a six contre deux, les deux autres le prendront mal ».

Là encore on attendait une opinion tranchée, Tshisekedi se place en garant du bon fonctionnement des institutions en revoyant les confessions religieuses au bon sens pour la désignation du président de la CENI.

D’aucuns diront, qu’il s’était ouvertement prononcé sur la question de la désignation de Ronsard Malonda et pourquoi maintenant il ne le fait pas alors qu’il est saisi par la Cenco et l’E.C.C. Rappelons qu’à l’époque le président de la République répondait au bureau de l’Assemblée nationale sur la base du procès-verbal entériné par la plénière de la chambre basse et que le président devrait acter cette désignation.

Dans la présente situation il serait judicieux de signaler que, ce procès-verbal n’existe pas encore ou du moins n’est pas encore transmis au président de la République. Sur la base de quoi devrait-il intervenir ? Espérons qu’il le fera si la situation se reproduit. C’est donc ça la nuance.

Par David Mukendi

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Bloc-notes : Pourquoi la loi « Tshiani » est un danger pour la nation

Une banderole au siège du parlement faisant la promotion de la loi Tsihani

« Unis par le sort », telle est la deuxième phrase de notre hymne national. Elle soutient qu’aucun d’entre nous n’a choisi de naître congolais. Mais c’est bien, la volonté divine qui nous oblige de vivre ensemble en tant que congolais.

Depuis quelques semaines, cette volonté du vivre ensemble est mise à rude épreuve. Commencer sur les réseaux sociaux, le débat sur le verrouillage de l’accès à la présidentielle aux congolais d’origines qui ne sont pas de père et de mère, a fait son bonhomme de chemin jusqu’à atteindre les couloirs du parlement à travers le dépôt de la loi Tshiani ( son initiateur) par le député Nsingi Pululu.

Cette proposition a pour objectif selon son concepteur « d’éviter que les congolais d’origine, qui ne sont pas de père et de mère congolais d’acceder aux postes de souveraineté notamment celui du président de la République ».

La tension est palpable dans les états majors politique, où chacun s’emploie à défendre sa grotte dans la perspective des élections de 2023. Loin de l’optique électoraliste, l’enjeu est tout autre, il va au-delà des simples ambitions électoralistes. Il interroge la conception que nous faisons de la nationalité congolaise voire de la nation congolaise.

L’existence de ce forum traduit déjà le caractère sectaire de cette loi

Il n’est plus question d’une simple surgélation des conditions d’accession à la présidence. Mais d’un slogan devenu un marqueur typologique de la bifurcation entre les congolais de père et de mère d’un côté, et de l’autre côté des congolais dit « Demi Dakar ». Cette proposition de loi a instauré dans le subconscient congolais, une sorte de pureté génétique qui caresse l’eugénisme dans la conception de la congolité d’origine.

La démarche devient clownesque voire ridicule lorsque son initiateur se félicite dans les réseaux sociaux de la création d’un forum WhatsApp des députés de père et de mère. L’existence de ce forum traduit déjà le caractère sectaire de cette loi, et le risque de voir la naissance des associations se réclamant de père et de mère congolais dans un pays qui lutte contre l’ethnicisme généralisé de la société.

La nationalité congolaise d’origine n’est pas subdivisée en catégorie ( article 10 de la constitution). La fractionner entraînera un morcellement en escouade de 100%, 50%,25%… Du degré de congolité d’un chacun. Ajouter à celà le caractère Tribal et ethnisiste du pays de Lumumba.

L’inopportunité de cette loi est éclatante, son caractère divisionnaire n’est pas à démontrer. Si cette loi est votée par le parlement congolais, la nation de la gâchette de l’Afrique va courir un grand danger. En ce sens que le sectarisme tribal régnant dans le pays se verra renforcer par une loi qui prône une discrimination négative pour le vouloir vivre ensemble. Dès lors comment batir un pays plus beau qu’avant.

Par Mukendi Kalonji David

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Bloc-notes: Le drame dans le drame

Des habitants de Goma fuient la ville par crainte d’une nouvelle éruption du volcan Nyiragongo

L’Est de la République Démocratique du Congo est habitué à vivre des calvaires depuis plus de vingt ans. Cette fois-ci, il ne s’agit pas des bruits des bottes mais des bruits sismiques produits par un volcan en feu depuis deux semaines.

Les autorités nationales et locales, ont demandé jeudi 27 mai à la population de Goma de quitter le chef lieu du Nord-Kivu, menacé par des nouvelles coulées des laves du très tumultueux volcan Nyiragongo.

Décision salutaire, nous sommes tentés de dire. Mieux vaut prévenir que guérir. Une question se pose rapidement, « on a prévenu quoi ? », la réponse est sans équivoque « rien du tout ». La preuve tout le monde, autorités comme citoyens, ont été surpris dans l’après-midi du samedi 22 mai 2021 de l’éruption volcanique qui menaçait la ville de Goma.

Certains diront, qu’on ne pouvait pas savoir que cette catastrophe naturelle se produirait , oubliant qu’avant 2021, il y’ a eu 2002 et 1978. Des dispositions devraient être mises en place pour une gérance organisée en cas de drame.

Ces populations qui sont priées de quitter Goma se dirigent dans trois directions à savoir, Sake, Bukavu, et, Rwanda. Là encore le calvaire est grand, ceux de Sake par exemple n’ont eu de l’eau que grâce à MSF Congo hier aux environs de 19H, selon Rodrigue Katsuva fondateur du média Habari , Que fait le gouvernement? il accompagne avait répondu le porte parole du gouvernement.

A Kinshasa, l’heure est plutôt à la recherche d’un cadre de discussion entre les leaders politiques de la RDC. L’appel est de Vital Kamerhe, repris par Martin Fayulu. Drôle de proposition dans un pays frappé par un drame.

Assurément, ce drame naturel et physique n’est pas le seul qui frappe le congolais jours et nuits. il y a un autre plus grand et qui fait plus mal « l’opportunisme ou sinon l’altruisme » des politiques congolais qui sont prêts à tout pour un positionnement politique.

L’après Nyiragongo s’annonce difficile, face à une élite préoccupée de tout sauf de l’essentiel. le peuple déjà meurtri depuis plus de vingt ans le sera encore pour longtemps. Que faire? Prier pour Goma comme nous le faisons déjà. La résilience du peuple congolais a atteint son paroxysme. On attend plus rien de cette élite qui nous dirige. Le drame dans le drame, « Nzambe A ko Sala » dira un congolais lambda.

MUKENDI KALONJI DAVID

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Bloc-notes :De kamerhe à Sarkozy, qui jugera les juges?

L’ancien président français Nicolas Sarkozy, a été condamné depuis le lundi 1 mars dernier à 3 ans de prison dont 1 ferme par la justice française dans une affaire de corruption et trafic d’influence.

Cette décision judiciaire a soulevée des vives réactions dans la sphère politique tant française qu’internationale, car il s’agit là d’un ancien président dont l’aura internationale n’est pas à démontrer.

Dans ce jugement contre Sarkozy,un fait a retenu notre attention. Il s’agit de la phrase prononcée par le juge dans l’argumentaire soutenant le jugement à savoir : un faisceau d’indices concordant. Cette phrase a fait bondir les partisans de la droite française, qui voient dans cette formulation une absence manifeste des preuves et donc une condamnation sans objet de Nicolas Sarkozy.

Ironie de l’histoire cette phrase nous rappelle curieusement, celle prononcée par l’avocat général de la République Dieudonné Kalubi lors du procès contre Vital kamerhe et compagnie à l’occurrence : détournement intellectuel. Qui fut interprété par bon nombre de l’opinion publique, comme étant une fuite en avant de l’accusation ne pouvant pas formellement impliquer Kamerhe dans les détournements des deniers publics.

Détournement intellectuel, qui dans son contenu ressemble étrangement à la formule un faisceau d’indices, qui veut dire ensemble d’éléments ou actes qui pris au cas par cas ne suffisent pas à apporter la preuve palpable. mais qui analysés schématiquement constitue la preuve.cette définition ressemble trait pour trait à celle prononcée par l’avocat général pendant le procès de Vital kamerhe

Ceci dit, le spectre d’un procès politique ou une justice politique plane sur cette condamnation de Sarkozy. Comme l’illustre la déclaration de jean Luc Mélenchon Sarkozy condamné, Macron débarrassé d’un sérieux rival. les membres de la droite rencherissent en disant, qu’ils sont victimes d’une justice politique rappelant qu’il y a quelques temps, un de ces poids lourds François Fillon était condamné par la justice dans l’affaire des emplois fictifs de son épouse Pénélope.

Cet argument est archi connu des congolais, qui se rappellent sûrement au lendemain de la condamnation de Kamerhe des déclarations stipulent : qu’il s’agit là d’une décision politique parlant du jugement, pour éliminer un potentiel rival aux élections présidentielles de 2023, arguant qu’un proche du président de la République à savoir Dieudonné Lobo accusé de faux en écriture a été libéré après une brève interpellation de la justice.

Au regard des ces décisions judiciaires, qui devraient rendre justice à la société. ses retrouvent elles mêmes sujet à caution, de la part de ceux pour qui, elle a été rendu, une question travers les esprit tant à l’hexagone qu’en République démocratique du Congo, qui jugeras les juges ?

Par David MUKENDI kalonji

Bloc-notes : Sama Lukonde, la surprise du chef !

La nomination du nouveau premier ministre de la République démocratique du Congo, en la personne de Sama Lukonde a pris tout le monde de court. La surprise est autant plus grande que le poste semblait être promis à un routinier de la politique.

En effet, au vu de la configuration de l’Union sacrée de la nation. La nouvelle plateforme majoritaire à l’assemblée nationale, le poste paraissait promis aux vieux briscards de la politique congolaise désignés par le vocable autorité morale.

Le président de la République lors de sa dernière visite à Brazzaville, confirmait dans une moindre mesure cette hypothèse. En affirmant devant la presse que: l’informateur Bahati Lukwebo pouvait être confirmé à ce poste. Le commun des mortels avait sonné les cloches de la fin arguant que la messe était dite.

Ce n’est pas faute des prétendants à ce poste connus sous le terme autorité morale, que le choix s’est porté sur l’heureux élu. Dieu sait combien était prêt à occuper ce fauteuil. Souvenez-vous, au tout début de l’Union sacrée. Il fut avec la présidence de l’Assemblée nationale, la pomme de discorde entre belligérants de l’Union sacrée qui juraient urbi et orbi à cette fonction qui devait leur revenir.

Mais cela était sans compter avec la vision qu’avait le président Tshisekedi, sur son nouveau collaborateur qui devrat être en rupture avec son prédécesseur Ilukamba, un fervent acolyte de son autorité morale. Dès lors la nomination d’un proche des autorités morales, ou l’un des leurs. Comme cela fut évoquée par plus d’un, ne correspondait pas au portrait robot d’un primaturable qui serait redevable au seul président de la République.

La nomination de Samba Lukonde à la primature, comporte des avantages non négligeable. Outre sa jeunesse, il n’est redevable qu’au seul président de la République,il n’est pas un présidentiable avéré, il n’est pas un leader politique d’envergure nationale pouvant faire de l’ombrage au président de la République, il est du cap pour le changement plateforme du garant de la nation. La Concorde devra régnée entre les deux. On croise les doigts et on espère que la surprise du chef vaudra son pesant d’or.

Par David MUKENDI kalonji

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Bloc- notes: Congo- Zaïre,l’empire du crime permanent

L’émotion est grande, l’onde de choc est palpable depuis les révélations de la radio France Internationale sur l’assassinat du célèbre militant des droits de l’homme Floribert Chebeya et Fidel bazana son chauffeur.

Personne n’a jamais cru à la scène du crime, maquillée en crime passionnel dans la périphérie de mitendi à Kinshasa où le corps sans vie de Chebeya a été découvert le 2 juin 2010.

Deux policiers qui ont participés à l’opération lèvent le bouclier sur le lieu et le commanditaire de ce double meurtre. Hergil Ilunga un de policier déclare : c’est à l’inspection générale qu’on les a étouffés. Déjà en 2012, Paul Mwilambwe le chef de la sécurité de l’inspection générale de police avait révélé le lieu du Meurtre en disant que: le major Christian kenga kenga chef des opérations de la police avait déclaré qu’il exécutait l’ordre de la haute hiérarchie à travers le colonel Mikalayi ( en prison depuis), le général John Numbi et l’ex président de la République Joseph Kabila. Pendant que les autres policiers étaient entrain d’étouffer les deux victimes dans l’enclos de l’inspection générale de la police à l’aide des sachets appelés communément sachet ya viva à Kinshasa.

Quant à l’autre corps jamais retrouvé celui de Fidel bazana, il serait mi sous terre dans une parcelle appartenant à l’époque au général Djadidja,selon la déclaration de l’autre policier Alain Kayeye.

A la lumière de ces nouvelles révélations, le double Meurtre de Chebeya et Bazana doit être considéré comme un crime d’État. C’est-à-dire un meurtre orchestré par l’appareil sécuritaire du pays, pour éliminer un homme intègre qui était devenu très gênant pour les autorités de la police de l’époque.

En effet, Chebeya enquêtait sur d’autres crimes notamment celui commi par le bataillon de la police d’intervention rapide (PIR) dénommé simba au bas Congo ( actuel kongo centrale), contre la secte mystico-religieuse de bundu Dia kongo sous la houlette du sulfureux général John Numbi.

Ce crime odieux et macabre n’est que la partie immergée de l’iceberg. En effet les crimes d’État sont légion en République démocratique du Congo. A titre illustratif ont peut citer : l’assassinat de Lumumba,les Pendus de la Pentecôte, ou plus récemment les meurtres de Franck ngikie ( pour un article sur les avoirs de l’ex président en Tanzanie), de Bapuwa mwamba ou du célèbre Serge maheshe de la radio Okapi voir celui de Rossy Mukendi.

Le Congo ou bien le Zaïre pendant 32 ans peut être qualifié à la lumière des crimes orchestrés et de simulacre des procès qui ont suivi sans jamais élucider et arrêter les vrais commanditaire d’un empire du crime permanent. Où les familles des victimes doivent supportées à longueur des années la belle vie de leurs bourreaux, jouissant avec extravagance de leur liberté.

Par Mukendi kalonji David