
Un principe sacro-saint du journalisme stipule « un chien qui mord un homme, c’est normal. Mais l’inverse sors de l’ordinaire ». C’est donc une information. C’est à peut près comme cela qu’on pourrait caricaturer l’audition depuis samedi de François Beya conseiller en matière de sécurité du président de la république.
Les réseaux sociaux se sont emparés de l’invraisemblable, un conseiller en matière de sécurité auditionné. Et comme la nature a horreur du vide face à l’omerta qui entoure la question. La radio-trottoir a pris la relève est à informer « Un coup d’état a été déjoué ».
Voilà qui sonne à la sauce du moment en Afrique. La toile congolaise s’enflamme entre ceux qui adoreront voire le scénario ouest-africain se reproduire au pays de Lumumba. Et ceux qui estiment que, cela ne serait pas une bonne action de la part de l’armée.
Le simple fait, qu’il y ait des supporters d’un hypothétique coup d’état traduit un malaise démocratique. Faut-il rappeler que, la R.D.C a déjà subit les affres de ce phénomène des hommes en uniforme. Le 14 septembre 1960, Mobutu perpétrait son premier coup d’état contre le gouvernement légitime de Lumumba, qui engageait le pays dans une succession des guerres, des rebellions qui va aboutir à la guerre d’agression dont nous continuons de payer de lourd tribut.
Ainsi un pacte républicain a été conclut à Sun City instituant la manière d’accéder au pouvoir et de l’exercer. Certes, cette démocratie est perfectible notamment dans la crédibilité des différents scrutins, dans la gestion de la chose publique, dans l’amélioration de conditions de vie,etc. Mais delà à jeter tous ses progrès dans la poubelle au non d’un grand bon en arrière, ne serait non pas une erreur mais une forme d’euthanasie de la nation.
Ce malaise démocratique est lié au mode de gestion de la république. Il faudrait à nos dirigeants d’organiser la gouvernance de telle manière que, chaque congolais ou du moins le plus grand nombre se retrouve dans la politique générale du gouvernement dans son secteur de vie.
C’est pourquoi, à l’heure de la décentralisation, il serait peut-être temps aux autorités politico-administrative d’installer une forme de glocalisation à la congolaise. C’est-à-dire, une politique alliant des tendances globales au réalités locales.
Tout compte fait, la prise du pouvoir par les hommes en uniforme n’est pas la panacée aux problèmes de la nation congolaise. Et la prise de pouvoir par les hommes en kaki n’est pas forcément une lueur d’espoir. Les exemples du Ghana et du Nigeria en sont des illustrations typiques d’une panacée qui a été rapidement abandonnée.
Espérons que par son expérience historique, la RDC a été suffisamment vaccinée contre le variant kaki dont la dernière dose remonte à l’exercice démocratique de 2018.
David Mukendi Kalonji






Vous devez être connecté pour poster un commentaire.