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Bloc-notes :De kamerhe à Sarkozy, qui jugera les juges?

L’ancien président français Nicolas Sarkozy, a été condamné depuis le lundi 1 mars dernier à 3 ans de prison dont 1 ferme par la justice française dans une affaire de corruption et trafic d’influence.

Cette décision judiciaire a soulevée des vives réactions dans la sphère politique tant française qu’internationale, car il s’agit là d’un ancien président dont l’aura internationale n’est pas à démontrer.

Dans ce jugement contre Sarkozy,un fait a retenu notre attention. Il s’agit de la phrase prononcée par le juge dans l’argumentaire soutenant le jugement à savoir : un faisceau d’indices concordant. Cette phrase a fait bondir les partisans de la droite française, qui voient dans cette formulation une absence manifeste des preuves et donc une condamnation sans objet de Nicolas Sarkozy.

Ironie de l’histoire cette phrase nous rappelle curieusement, celle prononcée par l’avocat général de la République Dieudonné Kalubi lors du procès contre Vital kamerhe et compagnie à l’occurrence : détournement intellectuel. Qui fut interprété par bon nombre de l’opinion publique, comme étant une fuite en avant de l’accusation ne pouvant pas formellement impliquer Kamerhe dans les détournements des deniers publics.

Détournement intellectuel, qui dans son contenu ressemble étrangement à la formule un faisceau d’indices, qui veut dire ensemble d’éléments ou actes qui pris au cas par cas ne suffisent pas à apporter la preuve palpable. mais qui analysés schématiquement constitue la preuve.cette définition ressemble trait pour trait à celle prononcée par l’avocat général pendant le procès de Vital kamerhe

Ceci dit, le spectre d’un procès politique ou une justice politique plane sur cette condamnation de Sarkozy. Comme l’illustre la déclaration de jean Luc Mélenchon Sarkozy condamné, Macron débarrassé d’un sérieux rival. les membres de la droite rencherissent en disant, qu’ils sont victimes d’une justice politique rappelant qu’il y a quelques temps, un de ces poids lourds François Fillon était condamné par la justice dans l’affaire des emplois fictifs de son épouse Pénélope.

Cet argument est archi connu des congolais, qui se rappellent sûrement au lendemain de la condamnation de Kamerhe des déclarations stipulent : qu’il s’agit là d’une décision politique parlant du jugement, pour éliminer un potentiel rival aux élections présidentielles de 2023, arguant qu’un proche du président de la République à savoir Dieudonné Lobo accusé de faux en écriture a été libéré après une brève interpellation de la justice.

Au regard des ces décisions judiciaires, qui devraient rendre justice à la société. ses retrouvent elles mêmes sujet à caution, de la part de ceux pour qui, elle a été rendu, une question travers les esprit tant à l’hexagone qu’en République démocratique du Congo, qui jugeras les juges ?

Par David MUKENDI kalonji

Bloc-notes : Sama Lukonde, la surprise du chef !

La nomination du nouveau premier ministre de la République démocratique du Congo, en la personne de Sama Lukonde a pris tout le monde de court. La surprise est autant plus grande que le poste semblait être promis à un routinier de la politique.

En effet, au vu de la configuration de l’Union sacrée de la nation. La nouvelle plateforme majoritaire à l’assemblée nationale, le poste paraissait promis aux vieux briscards de la politique congolaise désignés par le vocable autorité morale.

Le président de la République lors de sa dernière visite à Brazzaville, confirmait dans une moindre mesure cette hypothèse. En affirmant devant la presse que: l’informateur Bahati Lukwebo pouvait être confirmé à ce poste. Le commun des mortels avait sonné les cloches de la fin arguant que la messe était dite.

Ce n’est pas faute des prétendants à ce poste connus sous le terme autorité morale, que le choix s’est porté sur l’heureux élu. Dieu sait combien était prêt à occuper ce fauteuil. Souvenez-vous, au tout début de l’Union sacrée. Il fut avec la présidence de l’Assemblée nationale, la pomme de discorde entre belligérants de l’Union sacrée qui juraient urbi et orbi à cette fonction qui devait leur revenir.

Mais cela était sans compter avec la vision qu’avait le président Tshisekedi, sur son nouveau collaborateur qui devrat être en rupture avec son prédécesseur Ilukamba, un fervent acolyte de son autorité morale. Dès lors la nomination d’un proche des autorités morales, ou l’un de leurs. Comme cela fut évoquée par plus d’un, ne correspondait pas au portrait robot d’un primaturable qui serait redevable au seul président de la République.

La nomination de Samba Lukonde à la primature, comporte des avantages non négligeable. Outre sa jeunesse, il n’est redevable qu’au seul président de la République,il n’est pas un présidentiable avéré, il n’est pas un leader politique d’envergure nationale pouvant faire de l’ombrage au président de la République, il est du cap pour le changement plateforme du garant de la nation. La Concorde devra régnée entre les deux. On croise les doigts et on espère que la surprise du chef vaudra son pesant d’or.

Par David MUKENDI kalonji le rationaliste

Bloc- notes: Congo- Zaïre,l’empire du crime permanent

L’émotion est grande, l’onde de choc est palpable depuis les révélations de la radio France Internationale sur l’assassinat du célèbre militant des droits de l’homme Floribert Chebeya et Fidel bazana son chauffeur.

Personne n’a jamais cru à la scène du crime, maquillée en crime passionnel dans la périphérie de mitendi à Kinshasa où le corps sans vie de Chebeya a été découvert le 2 juin 2010.

Deux policiers qui ont participés à l’opération lèvent le bouclier sur le lieu et le commanditaire de ce double meurtre. Hergil Ilunga un de policier déclare : c’est à l’inspection générale qu’on les a étouffés. Déjà en 2012, Paul Mwilambwe le chef de la sécurité de l’inspection générale de police avait révélé le lieu du Meurtre en disant que: le major Christian kenga kenga chef des opérations de la police avait déclaré qu’il exécutait l’ordre de la haute hiérarchie à travers le colonel Mikalayi ( en prison depuis), le général John Numbi et l’ex président de la République Joseph Kabila. Pendant que les autres policiers étaient entrain d’étouffer les deux victimes dans l’enclos de l’inspection générale de la police à l’aide des sachets appelés communément sachet ya viva à Kinshasa.

Quant à l’autre corps jamais retrouvé celui de Fidel bazana, il serait mi sous terre dans une parcelle appartenant à l’époque au général Djadidja,selon la déclaration de l’autre policier Alain Kayeye.

A la lumière de ces nouvelles révélations, le double Meurtre de Chebeya et Bazana doit être considéré comme un crime d’État. C’est-à-dire un meurtre orchestré par l’appareil sécuritaire du pays, pour éliminer un homme intègre qui était devenu très gênant pour les autorités de la police de l’époque.

En effet, Chebeya enquêtait sur d’autres crimes notamment celui commi par le bataillon de la police d’intervention rapide (PIR) dénommé simba au bas Congo ( actuel kongo centrale), contre la secte mystico-religieuse de bundu Dia kongo sous la houlette du sulfureux général John Numbi.

Ce crime odieux et macabre n’est que la partie immergée de l’iceberg. En effet les crimes d’État sont légion en République démocratique du Congo. A titre illustratif ont peut citer : l’assassinat de Lumumba,les Pendus de la Pentecôte, ou plus récemment les meurtres de Franck ngikie ( pour un article sur les avoirs de l’ex président en Tanzanie), de Bapuwa mwamba ou du célèbre Serge maheshe de la radio Okapi voir celui de Rossy Mukendi.

Le Congo ou bien le Zaïre pendant 32 ans peut être qualifié à la lumière des crimes orchestrés et de simulacre des procès qui ont suivi sans jamais élucider et arrêter les vrais commanditaire d’un empire du crime permanent. Où les familles des victimes doivent supportées à longueur des années la belle vie de leurs bourreaux, jouissant avec extravagance de leur liberté.

Par Mukendi kalonji David

Bloc-notes : le clappe de la fin

Depuis la démission du ministre de la justice Célestin Tunda ya Kasende, on assiste à une descente aux enfers du front commun pour le Congo. En effet en marge de l’interpellation de l’ex ministre de la justice par le parquet près de la cour de cassation. Emmanuel Ramazany Shadary secrétaire permanent du PPRD avait sorti une phrase qui semble être anodine mais qui présager la chute non pas brutale mais progressive de la famille politique de Joseph Kabila à savoir: on ne peut pas nous intimider.

Cette déclaration bénigne à l’époque faîte pour dissimuler l’exaspération de constater que le faible allié prenait de plus en plus de galons et de libertés dans ses décisions, était bien un signe précurseur du chamboulement politique qui allait suivre.

La coalition Fcc-Cach étant dissoute par le président de la République au profit de l’Union sacrée de la nation, l’actuelle équipe gouvernementale n’avait plus sa raison d’être. Il était de bon aloi que le premier ministre tire les conséquences de cette bifurcation.

Mais hélas le Fcc étant pris au dépourvu par la succession des évènements, avec en point d’orgue la destitution du bureau de l’Assemblée nationale va s’est lancé à une véritable course poursuite pour essayer de reprendre la main sur le déroulement des évènements.

C’est ainsi que la coalition de Joseph Kabila s’est mis à galoper sans stratégie d’une contre offensive, si c’est ne que des déclarations politique intempestive et un repli identitaire inouï pour tenter de sauver du naufrage le navire Fcc. Nonobstant quelques analyses de certains cadres chargeant au passage Néhémie Mwilania leur coordonnateur.

En panne de stratégie et en perte de vitesse, le Fcc n’a eu d’autre choix qu’un repli identitaire comme l’illustre le courrier adressé au président de la République par son premier ministre après sa prétendue mission dans l’ex Katanga qui stipulé dans des termes clairs que: son autorité morale et la communauté katangaise lui ont demandé unilatéralement de ne pas démissionner. Comme ci, il était redevable devant eux.

Ainsi sonne le glas de la fin du FCC avec le clappitement d’un repli identitaire honteux,alors même que le pays a besoin de la cohésion plus que jamais de toutes les communautés composant la nation congolaise. Heureusement,un de protagoniste de ce clappe de la fin a été mis hors d’état de nuire par la justice du pays.

Par David MUKENDI kalonji

Bloc-notes : l’heure du choix

Les consultations présidentielles entamées depuis trois semaines arrivent lentement mais sûrement vers sa fin. Ces assises nationales initiées par le garant de la nation ont rencontrées un succès hors du commun, car le pari de s’entretenir avec les forces politiques et sociales le plus représentatives a bel et bien tenu tous ses promesses. Seul une imfine minorité de la classe sociopolitique a daignée répondre à l’appel du chef de l’état pour des raisons sûrement politiciennes.

Le pari de réunir toute la crème tant politique qu’intellectuelle étant réussi. l’on a observé de la part des congolais qui ont pris part aux consultations, un sens élevé des responsabilités citoyenne et chacun d’eux était porteur d’un message clair.

Le succès de ces consultations est tel, que même les absents qui normalement ont tort, Ses sont retrouvés par la force de la nature qui a horreur du vide, parmi les consultés par le simple fait que leurs messages sont arrivés à travers les médias à son destinataire qui est le président de la République.

Comme dans tout travail qui se veut sérieux après la collecte des données. La place est laissée au traitement, à la catégorisation des avis et de leur interprétation, qui devra aboutir à des réponses idoine à la crise gouvernementale actuelle que traverse le pays. C’est donc, ce travail cornélien que s’apprête à faire le président de la République. Difficile d’être à sa place ou d’entrer dans sa tête pour deviner ses décisions qu’il annoncera par une adresse à la nation comme promis.

Loin d’une prestidigitation, les grandes tendances des avis recueillis ont filtrés au fil des différentes déclaration des consultés à leur sorti du palais de la nation. Ces avis sont généralement, la dissolution du parlement, la révocation du premier ministre, la fin de la coalition fcc-cach, un dialogue entre l’ancien et le nouveau président,….

Ainsi tout a été dit, mais tout reste à faire et à matérialiser par le président de la République. Au regard de l’état actuel du pays et de tous les évènements qui ont conduit à ces consultations. Il apparaît à notre humble avis que les carottes de la coalition fcc-cach sont cuites, car par leurs actions respectives chacun a franchi le rubicon. Et la confiance qui était déjà fragile entre les deux coalisés au pouvoir semble avoir volée en éclat.

Les glas de la fin de cette coalition contre nature selon le dire des certains politiques sonnent déjà. L’heure semble être à une nouvelle dynamique pour la gouvernance du pays, en totale rupture avec la politique de la prédation et de croc en jambe. Il appartient en dernier ressort au président de la République de prendre son courage à bras le corps de faire un choix judicieux selon l’esprit de la phrase fétiche prononcé lors de son dernier discours : le salut du peuple est la loi suprême.

Par David MUKENDI kalonji

Bloc-notes:FCC le revers de la médaille

Depuis le discours présidentiel prononcé le vendredi 23 octobre 2020 annonçant la convocation des consultations nationale en vue de la création d’une union sacrée de la nation. On assiste à une ébullition incommensurable dans les états major politique.

Le front commun pour le Congo famille politique de l’ex chef de l’état n’est pas en reste, il a multiplié des rendez-vous entre ses membres jusqu’à la tenue d’une retraite politique au safari beach, à la fin de laquelle ils appellent aux élections générales anticipées, si jamais le parlement est dissous.

L’opinion nationale a été surpris, d’apprendre que l’autorité moral de cette famille politique aurait adressé des correspondances aux différents chef d’état africain parrain de l’accord de coalition entre le fcc et le cap pour le changement la coalition du président de la République, et même le secrétaire général de l’ONU serait aussi saisi par l’ayatollah du fcc.

Dans ces correspondances il accuse le président de la République de vouloir rompre avec la coalition fcc-cach au pouvoir à l’issue des élections controversés de décembre 2018, oublient que sa famille politique y est pour beaucoup dans le pourrissent de la situation actuelle.

La surprise est autant plus grande, que dans un passé récent les thuriféraires de cette famille politique avec leur chef en tête fustigés ostentatoirement les différentes interventions de la communauté internationale dans les affaires de la République, arguant sans jambage qu’ils sont souverainiste et que les linges sales se lavent en famille.

On cherche dès lors à comprendre, comment les gardiens auto proclamés du nationalisme et du patriotisme contre l’impérialisme et l’ingérence ont changé des vestes pour arborer dorénavant la tunique de l’ouverture à la communauté internationale pour résoudre les contentieux nationaux?

La réponse est sans doute la perte progressive des certains leviers du pouvoir au profit d’un partenaire de coalition qu’on a sous-estimé allant jusqu’à l’humilier voir le tourner en dérision, comme le rappel les récents agissements du premier ministre,des présidents des deux chambres sans oublier l’insubordination du ministre du portefeuille qui a attendu une année pour notifier les mandataires publics de leur nomination à la gecamine et à la société nationale des chemins de fer du Congo.

Face à un allier voir un adversaire qui a pris de l’épaisseur et qui a renversé sensiblement le rapport de force. on se retrouve dans la position *est pris qui croyait prendre* il n’y a donc pas mille solutions pour se sortir de ce bourbier il faut de l’aide extérieur pour espérer un retour au dialogue avec la personne dont on boude les consertations.

Ah oui au nom de la survie politique, il n’y a pas d’autre choix que celui de courir derrière la communauté internationale qu’on a vilipendé hier le traitant des tous le nom d’oiseaux. Et par ricochet de faire exactement ce qu’on a reproché aux autres, pour espérer une bouée de sauvetage car on se rend finalement compte qu’on a beaucoup plus à perdre en jouant au bras de fer avec son allié. Au risque de recevoir le revers de la médaille si ce n’est pas déjà le cas.

Par David MUKENDI kalonji

Bloc-notes :Élection américaine, une démocratie à l’agonie

Voilà trois jours que le monde entier est suspendu à l’attente de connaître le nouveau locataire de la maison Blanche. Qui de Joe Biden et de Donald Trump sera déclaré vainqueur d’une élection tumultueuse qui a tenu toutes ses promesses.

D’habitude le nom du vainqueur de l’élection présidentielle américaine est connu au petit matin de la journée du mercredi. Mais pas pour cette fois, on est dans l’attente de la compilation des bulletins de vote par correspondance, qui a revêtu d’une importance capitale au point de déterminer qui occupera le bureau ovale à l’issue de ce match électoral.

Justement l’attente devient longue voir trop longue pour le commun de mortel, et même pour les candidats qui au grès de leurs intérêts font toute sorte des déclarations et se présente sous différents angles.

D’abord Joe Biden le premier a prendre la parole se présente comme un rassembleur, une personne présidentiable avant d’être président capable si jamais, il est élu de redorer le blason terni de l’Amérique vers un retour au classisisme. Donald Trump quant à lui reste égal à lui-même rebelle, fougueux, survolté et chaotique. Il occupe le terrain au vague de son immeur teinté des coups de tête. Il soutient tantôt l’arrêt du dépouillement, tantôt le recomptage des voix dans certains états, saisissant au passage la cour suprême tout en qualifiant ses adversaires des tricheurs.

Ainsi la confrontation tant redoutée entre les partisans des deux camps a eu lieu, pourtant civilisé donneur des leçons lorsqu’il s’agit des élections dans d’autres coin du globe, particulièrement au continent à la forme d’un revolver. Le peuple américain ou l’élite politique du pays de l’oncle Sam, a sans le moindre doute atteint le fond de la descente aux enfers d’une démocratie commencée il y a quatre ans avec l’épisode de l’ingérence Russe.

On est donc passé d’une nuit électorale, où l’on devrait connaître le vainqueur du scrutin à une nuit des longs couteaux, où les américains se donnent des coups de fois en dessous de la ceinture pour incriminer l’autre camp alors même que personne n’attend le verdict final pour jubiler ou contester.

C’est donc une nouvelle démocratie que le pays de l’oncle Sam vient d’expérimenter s’inspirant pour une fois de l’Afrique où ce genre de comportement est très reçurent lors des élections. Cela démontre que depuis quelques années la démocratie américaine voir occidentale est à l’agonie.

Par David MUKENDI kalonji.

Le bloc-notes: Rentrée judiciaire, cour constitutionnelle un nouveau champ de bataille.

Après la rentrée parlementaire et la rentrée scolaire. Voilà une nième rentrée, il s’agit de la rentrée judiciaire sans nul doute la plus médiatisée de l’histoire de la magistrature Congolaise. Pour cause les nominations au sein de l’appareil judiciaire au mois de juillet dernier.

Ces nominations qui avaient pris tous le monde de court. Même le premier ministre en était surpris et s’empressait de rédiger un communiqué public pour fustiger la décision du magistrat suprême de la nation.

Ainsi le go était lancé pour un déferlement des réquisitoires sous forme des diatribes en l’encontre du président de la République. Souvenez-vous deux anciens candidats à la présidence de la République avaient demandées purement et simplement la destitution du président de la République.

Des toutes ces nominations, la plupart sont déjà en fonction ayant prêtée serment devant le magistrat suprême. Il ne reste que l’épineuse cour constitutionnelle, cette juridiction qui a opinion sur les décisions du président de la République.

L’importance de la haute cour n’est pas à démontrer,elle est le ciment du processus électoral,l’alpha et l’oméga du mandat du président de la République qui peut être écourté par son etruchement.

On comprend dès lors tout l’enjeu stratégique qui entoure le contour de ces nominations. Pour les uns c’est le moyen de renverser le rapport de force au sein de la coalition, pour les autres c’est la crainte de perdre un moyen de pression utilisé souvent comme épouvantail depuis le début de cette mandature au près de son allié.

La cour constitutionnelle est donc le nouveau champ de bataille entre les alliés au pouvoir. On l’aura compris 2023 est dans la ligne de mire et chacun affute ses armes pour être prêt lorsque le coup d’envoi sera lancé par la Ceni, l’autre paire de manche de la confrontation titanesque qui s’annonce.

Dans ce champ de bataille, il y aura sûrement des réformes électorales qui devront requérir son approbation. Le contrôler c’est avoir une main mise sur le devenir de la nation, le perdre équivaudrait à s’exposer à toute forme d’action judiciaire surtout si l’on sait qu’on a géré avec opacité le pays pendant dix-huit ans.

Par David MUKENDI

Bloc-notes: enseignement primaire dans les écoles conventionnées catholique,une discrimination positive

A l’époque, les enfants ne reprenaient pas l’école un 12octobre,l’oncle Corona est passé par là. Vous l’aurez compris,la rentre scolaire est effective depuis ce matin dans toute l’étendue de la République. Seulement une déclaration du prélat de Kinshasa alimente le débat *école catholique,enseignant catholique*.

Telle affirmation ne pouvait restée sans réaction. Des anathèmes dignes des pamphlétaires du 19 ieme siècle arguant sans jambage, que notre tata cardinal aurait par cette décision violées les lois de la République particulièrement la constitution.

N’allons pas vite en besogne, la loi fondamentale définit l’éducation comme un droit. Bafouer la formation c’est violé ce droit. Le cours de religion (catéchèse) fait parti de ce droit. Ainsi pour enseigner au primaire, il faut de la compétence qui va de l’histoire à la religion en passant par les mathématiques. Une évidence apparaît comment un non catholique peut enseigner la catéchèse catholique qu’il ne connait, ne comprends ni n’y croit ?

La convention entre l’État et l’église catholique sur l’enseignement semble assez clair sur la question : les écoles catholiques sont ouvertes à tout personnel administratif et enseignant qui acepte de s’engager par un avenant privé à la mise en place officielle, à participer à la vie d’équipe éducative de l’école dans un esprit fondé sur l’évangile.

Il faut etre enthousiaste pour exceller dans son métier, disait Dénis Diderot. Comment enseigner dès lors avec enthousiasme les fondamentaux de la foi catholique ( le sacrement,la dévotion mariale, la vénération des saints…..) Et accompagner les élèves à avoir une intégration ecclésiastique des communautés de base ( paroisse, diocèse) alors qu’on y croit même pas et on en est pas membre!

De vous en moi, voyez vous un non islamique enseigné la chariat ou l’histoire,la géographie et même les mathématiques dans une école conventionnée islamique ?

Seul le bon sens doit primer pour la compréhension et l’acceptation de la décision du cardinal comme nous l’avons fait avec l’idéologie dominante du moment,celle du féminisme à travers une discrimination dite positive.

Par David MUKENDI

Bloc-notes:Minembwe, L’existence d’une nation congolaise mise à rude épreuve

L’actualité politique est dominée depuis quelques jours, par l’installation avec pompe de la commune rurale de minembwe dans le territoire de fizi dans la province du Sud Kivu. Comme toujours lorsqu’il s’agit de l’est du pays, cette érection de minembwe en commune rurale a amenée son lot des polémiques. Après la tempête des déclarations sur le sujet, les uns accusant les autres des trahisons et leur attribuant toute sorte des quolibets. Laissons l’émotion de côté et faisons parler le fait qui du reste est sacré selon un principe sacro-saint du journalisme.

Stupeur au réveil du matin du lundi 28 septembre un ami me laisse un message disant que la nouvelle commune de minembwe a été cédée au Rwanda par la facilitation du président actuel qui serait donc un collabo ( vendu au rwandais).cette affirmation me pousse à m’intéresser de plus près à ce dossier en essayant tout abord de localiser sur la carte de la RDC cette commune nouvellement créée.

La commune de minembwe est située au Sud Kivu dans le territoire de fizi. Cette commune est habitée principalement par les babembe,balifuro,banyindu, et les banyamulenge (une population rwadophone constituée principalement de tutsi). Ce même peuple qui a provoqué un tollé général lorsque le président déclara à Londre qu’ils sont des congolais. c’est donc eu le vrai problème et pas la création de minembwe comme commune?

Les banyamulenge qui sont-ils ?

Le mot banyamulenge veut dire littéralement ceux qui viennent de mulenge ou habitants de mulenge,une colline située dans le secteur de kigoma précisément dans le plateau surplentant la ville d’uvira. Leur origine au Congo remonte au 18ieme siècle bien avant la colonisation belge qui du reste a appuyée leur émigration pour de raison d’élevage sûrement. A l’indépendance la problématique de leur nationalité a commencé à être posée.

La première constitution rédigée par les congolais celle de Luluabourg dans son article 6 stipule ceci: est congolais toutes personnes dont un des ascendants est ou a été membre d’une tribu établit sur le territoire du Congo avant le 18 octobre 1908. Celle ci sera réconforté par le décret loi de 1971 accordant la nationalité zaïroise à toutes les personnes originaires du Rwanda-urundi établies au Congo à la date du 30 juin 1960.

Aujourd’hui les banyamulenge sont considérés comme des congolais d’origine car l’article 10 de la constitution du 18 février 2005 stipule: est congolais d’origine toute personne appartemant aux groupes ethniques dont les personnes et les territoires constituaient ce qui est devenu actuellement la RDC.

Ainsi donc les banyamulenge sont des congolais à ne pas confondre avec le groupe des réfugiés rwandais(banyarwanda) venu en 1994 fuyant le génocide. D’ailleurs la différenciation linguistique entre les deux groupes est énorme attestent qu’un temps de séparation suffisamment longue s’est écoulé entre les deux peuples.

Pour preuve les banyamulenge désigne leur langue par le terme kinyamulenge qui se différencier fortement du kinyarwanda. En guise de preuve le banyamulenge dise kwabere pour désigner le lundi et kuwabiri pour désigner mardi alors que le banyarwanda dise nakazimwe pour désigner le lundi et nakabiri pour désigner le mardi.

Minembwe, c’est quoi le problème?

Ce tollé d’une bonne partie de la population congolaise sur la création de minembwe comme commune rurale doit bien avoir un soubassement. En effet le premier problème qui saute aux yeux est sans nul doute le personnage controversé qui a procédé à l’installation des dirigeants de cette commune en la personne du ministre de la décentralisation azarias ruberwa ancien chef rebelle d’un mouvement militaire d’obédience rwandaise le RCD, qui souvenez vous à l’époque de Sun city avait tenté de créer tout un territoire sur l’emplacement actuel de minembwe.

En suite il y a le ressenti des tribus de ce coin du pays qui considère les banyamulenge comme des immigrés et n’ont pas comme des autochtones, à qui ont vient d’attribuer de terre avec la création de cette nouvelle commune. Pour s’en rendre compte il suffit de voir la déclaration de l’évêque d’uvira monseigneur Sébastien Muyengo * hier c’était la question de nationalité et aujourd’hui c’est la question des terres….* Minembwe est donc considéré pour plus d’un comme une commune créée expressément et exclusivement pour les banyamulenge.

En fin il y a le contexte sécuritaire dans lequel est créé cette commune avec des luttes entre différentes ethnies qui se regardent en chien de faïence et les différents groupes rebelles d’obédience principalement Rwandaise qui sont présents dans la région.

Minembwe le Spectre d’une hégémonie Rwandaise

Le spectre hégémonique rwandais règne sur la RDC depuis la guerre dite de libération, qui installèrent les rwandais au plus haut sommet de l’état. Leurs refus de quitter en suite la Rdc et de déclancher la deuxième guerre du Congo a contribué à installer dans la tête des congolais cette Spirale hégémonique du Rwanda sur la région de l’est du Congo.

Ce Spectre entretenu par les politiciens congolais à travers un populisme béat, est sans nul doute à la base de cette incompréhension sur une question pourtant simple. La preuve la déclaration de Martin Fayulu qui soutent que: *le plan de la balkanisation est en marche avec la création de cette commune* concours à la propagation de ce spectre rwandais qui plane sur la RDC ou simplement dans le subconscient de plus d’un congolais.

Minembwe une étape dans la consolidation de la nation congolaise?

L’installation de la commune de minembwe n’est ni un péché, ni un crime de l’aise Majesté. Pour sa réussite il faudra donc une pédagogie de la part des autorités pour faire comprendre à tout un chacun que cette commune n’est pas l’apanage des banyamulenge seul. Mais bien un espace rurale où tous les congolais de toutes les souches ethniques peuvent vivre en harmonie comme une véritable nation à travers un vouloir vivre ensemble et le désir de conserver l’héritage reçu des ancêtres.

Cette volonté du vivre ensemble est mise à rude épreuve avec l’installation de cette commune, qui si elle réussit à résister aux sirènes de la séparation ethnique entre les banyamulenge,les babembe et les autres tribus de la région. Il sera franchi une étape capitale de l’existence d’une véritable nation congolaise axée sur la convivialité et la coexistence fraternelle des peuples appartenant à divers couche linguistique et morphologique sous une même bannière appelée *Congo*

Par David MUKENDI kalonji