Bloc-notes : le clappe de la fin

Depuis la démission du ministre de la justice Célestin Tunda ya Kasende, on assiste à une descente aux enfers du front commun pour le Congo. En effet en marge de l’interpellation de l’ex ministre de la justice par le parquet près de la cour de cassation. Emmanuel Ramazany Shadary secrétaire permanent du PPRD avait sorti une phrase qui semble être anodine mais qui présager la chute non pas brutale mais progressive de la famille politique de Joseph Kabila à savoir: on ne peut pas nous intimider.

Cette déclaration bénigne à l’époque faîte pour dissimuler l’exaspération de constater que le faible allié prenait de plus en plus de galons et de libertés dans ses décisions, était bien un signe précurseur du chamboulement politique qui allait suivre.

La coalition Fcc-Cach étant dissoute par le président de la République au profit de l’Union sacrée de la nation, l’actuelle équipe gouvernementale n’avait plus sa raison d’être. Il était de bon aloi que le premier ministre tire les conséquences de cette bifurcation.

Mais hélas le Fcc étant pris au dépourvu par la succession des évènements, avec en point d’orgue la destitution du bureau de l’Assemblée nationale va s’est lancé à une véritable course poursuite pour essayer de reprendre la main sur le déroulement des évènements.

C’est ainsi que la coalition de Joseph Kabila s’est mis à galoper sans stratégie d’une contre offensive, si c’est ne que des déclarations politique intempestive et un repli identitaire inouï pour tenter de sauver du naufrage le navire Fcc. Nonobstant quelques analyses de certains cadres chargeant au passage Néhémie Mwilania leur coordonnateur.

En panne de stratégie et en perte de vitesse, le Fcc n’a eu d’autre choix qu’un repli identitaire comme l’illustre le courrier adressé au président de la République par son premier ministre après sa prétendue mission dans l’ex Katanga qui stipulé dans des termes clairs que: son autorité morale et la communauté katangaise lui ont demandé unilatéralement de ne pas démissionner. Comme ci, il était redevable devant eux.

Ainsi sonne le glas de la fin du FCC avec le clappitement d’un repli identitaire honteux,alors même que le pays a besoin de la cohésion plus que jamais de toutes les communautés composant la nation congolaise. Heureusement,un de protagoniste de ce clappe de la fin a été mis hors d’état de nuire par la justice du pays.

Par David MUKENDI kalonji

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Bloc-notes:FCC le revers de la médaille

Depuis le discours présidentiel prononcé le vendredi 23 octobre 2020 annonçant la convocation des consultations nationale en vue de la création d’une union sacrée de la nation. On assiste à une ébullition incommensurable dans les états major politique.

Le front commun pour le Congo famille politique de l’ex chef de l’état n’est pas en reste, il a multiplié des rendez-vous entre ses membres jusqu’à la tenue d’une retraite politique au safari beach, à la fin de laquelle ils appellent aux élections générales anticipées, si jamais le parlement est dissous.

L’opinion nationale a été surpris, d’apprendre que l’autorité moral de cette famille politique aurait adressé des correspondances aux différents chef d’état africain parrain de l’accord de coalition entre le fcc et le cap pour le changement la coalition du président de la République, et même le secrétaire général de l’ONU serait aussi saisi par l’ayatollah du fcc.

Dans ces correspondances il accuse le président de la République de vouloir rompre avec la coalition fcc-cach au pouvoir à l’issue des élections controversés de décembre 2018, oublient que sa famille politique y est pour beaucoup dans le pourrissent de la situation actuelle.

La surprise est autant plus grande, que dans un passé récent les thuriféraires de cette famille politique avec leur chef en tête fustigés ostentatoirement les différentes interventions de la communauté internationale dans les affaires de la République, arguant sans jambage qu’ils sont souverainiste et que les linges sales se lavent en famille.

On cherche dès lors à comprendre, comment les gardiens auto proclamés du nationalisme et du patriotisme contre l’impérialisme et l’ingérence ont changé des vestes pour arborer dorénavant la tunique de l’ouverture à la communauté internationale pour résoudre les contentieux nationaux?

La réponse est sans doute la perte progressive des certains leviers du pouvoir au profit d’un partenaire de coalition qu’on a sous-estimé allant jusqu’à l’humilier voir le tourner en dérision, comme le rappel les récents agissements du premier ministre,des présidents des deux chambres sans oublier l’insubordination du ministre du portefeuille qui a attendu une année pour notifier les mandataires publics de leur nomination à la gecamine et à la société nationale des chemins de fer du Congo.

Face à un allier voir un adversaire qui a pris de l’épaisseur et qui a renversé sensiblement le rapport de force. on se retrouve dans la position *est pris qui croyait prendre* il n’y a donc pas mille solutions pour se sortir de ce bourbier il faut de l’aide extérieur pour espérer un retour au dialogue avec la personne dont on boude les consertations.

Ah oui au nom de la survie politique, il n’y a pas d’autre choix que celui de courir derrière la communauté internationale qu’on a vilipendé hier le traitant des tous le nom d’oiseaux. Et par ricochet de faire exactement ce qu’on a reproché aux autres, pour espérer une bouée de sauvetage car on se rend finalement compte qu’on a beaucoup plus à perdre en jouant au bras de fer avec son allié. Au risque de recevoir le revers de la médaille si ce n’est pas déjà le cas.

Par David MUKENDI kalonji

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Bloc-notes:Minembwe, L’existence d’une nation congolaise mise à rude épreuve

L’actualité politique est dominée depuis quelques jours, par l’installation avec pompe de la commune rurale de minembwe dans le territoire de fizi dans la province du Sud Kivu. Comme toujours lorsqu’il s’agit de l’est du pays, cette érection de minembwe en commune rurale a amenée son lot des polémiques. Après la tempête des déclarations sur le sujet, les uns accusant les autres des trahisons et leur attribuant toute sorte des quolibets. Laissons l’émotion de côté et faisons parler le fait qui du reste est sacré selon un principe sacro-saint du journalisme.

Stupeur au réveil du matin du lundi 28 septembre un ami me laisse un message disant que la nouvelle commune de minembwe a été cédée au Rwanda par la facilitation du président actuel qui serait donc un collabo ( vendu au rwandais).cette affirmation me pousse à m’intéresser de plus près à ce dossier en essayant tout abord de localiser sur la carte de la RDC cette commune nouvellement créée.

La commune de minembwe est située au Sud Kivu dans le territoire de fizi. Cette commune est habitée principalement par les babembe,balifuro,banyindu, et les banyamulenge (une population rwadophone constituée principalement de tutsi). Ce même peuple qui a provoqué un tollé général lorsque le président déclara à Londre qu’ils sont des congolais. c’est donc eu le vrai problème et pas la création de minembwe comme commune?

Les banyamulenge qui sont-ils ?

Le mot banyamulenge veut dire littéralement ceux qui viennent de mulenge ou habitants de mulenge,une colline située dans le secteur de kigoma précisément dans le plateau surplentant la ville d’uvira. Leur origine au Congo remonte au 18ieme siècle bien avant la colonisation belge qui du reste a appuyée leur émigration pour de raison d’élevage sûrement. A l’indépendance la problématique de leur nationalité a commencé à être posée.

La première constitution rédigée par les congolais celle de Luluabourg dans son article 6 stipule ceci: est congolais toutes personnes dont un des ascendants est ou a été membre d’une tribu établit sur le territoire du Congo avant le 18 octobre 1908. Celle ci sera réconforté par le décret loi de 1971 accordant la nationalité zaïroise à toutes les personnes originaires du Rwanda-urundi établies au Congo à la date du 30 juin 1960.

Aujourd’hui les banyamulenge sont considérés comme des congolais d’origine car l’article 10 de la constitution du 18 février 2005 stipule: est congolais d’origine toute personne appartemant aux groupes ethniques dont les personnes et les territoires constituaient ce qui est devenu actuellement la RDC.

Ainsi donc les banyamulenge sont des congolais à ne pas confondre avec le groupe des réfugiés rwandais(banyarwanda) venu en 1994 fuyant le génocide. D’ailleurs la différenciation linguistique entre les deux groupes est énorme attestent qu’un temps de séparation suffisamment longue s’est écoulé entre les deux peuples.

Pour preuve les banyamulenge désigne leur langue par le terme kinyamulenge qui se différencier fortement du kinyarwanda. En guise de preuve le banyamulenge dise kwabere pour désigner le lundi et kuwabiri pour désigner mardi alors que le banyarwanda dise nakazimwe pour désigner le lundi et nakabiri pour désigner le mardi.

Minembwe, c’est quoi le problème?

Ce tollé d’une bonne partie de la population congolaise sur la création de minembwe comme commune rurale doit bien avoir un soubassement. En effet le premier problème qui saute aux yeux est sans nul doute le personnage controversé qui a procédé à l’installation des dirigeants de cette commune en la personne du ministre de la décentralisation azarias ruberwa ancien chef rebelle d’un mouvement militaire d’obédience rwandaise le RCD, qui souvenez vous à l’époque de Sun city avait tenté de créer tout un territoire sur l’emplacement actuel de minembwe.

En suite il y a le ressenti des tribus de ce coin du pays qui considère les banyamulenge comme des immigrés et n’ont pas comme des autochtones, à qui ont vient d’attribuer de terre avec la création de cette nouvelle commune. Pour s’en rendre compte il suffit de voir la déclaration de l’évêque d’uvira monseigneur Sébastien Muyengo * hier c’était la question de nationalité et aujourd’hui c’est la question des terres….* Minembwe est donc considéré pour plus d’un comme une commune créée expressément et exclusivement pour les banyamulenge.

En fin il y a le contexte sécuritaire dans lequel est créé cette commune avec des luttes entre différentes ethnies qui se regardent en chien de faïence et les différents groupes rebelles d’obédience principalement Rwandaise qui sont présents dans la région.

Minembwe le Spectre d’une hégémonie Rwandaise

Le spectre hégémonique rwandais règne sur la RDC depuis la guerre dite de libération, qui installèrent les rwandais au plus haut sommet de l’état. Leurs refus de quitter en suite la Rdc et de déclancher la deuxième guerre du Congo a contribué à installer dans la tête des congolais cette Spirale hégémonique du Rwanda sur la région de l’est du Congo.

Ce Spectre entretenu par les politiciens congolais à travers un populisme béat, est sans nul doute à la base de cette incompréhension sur une question pourtant simple. La preuve la déclaration de Martin Fayulu qui soutent que: *le plan de la balkanisation est en marche avec la création de cette commune* concours à la propagation de ce spectre rwandais qui plane sur la RDC ou simplement dans le subconscient de plus d’un congolais.

Minembwe une étape dans la consolidation de la nation congolaise?

L’installation de la commune de minembwe n’est ni un péché, ni un crime de l’aise Majesté. Pour sa réussite il faudra donc une pédagogie de la part des autorités pour faire comprendre à tout un chacun que cette commune n’est pas l’apanage des banyamulenge seul. Mais bien un espace rurale où tous les congolais de toutes les souches ethniques peuvent vivre en harmonie comme une véritable nation à travers un vouloir vivre ensemble et le désir de conserver l’héritage reçu des ancêtres.

Cette volonté du vivre ensemble est mise à rude épreuve avec l’installation de cette commune, qui si elle réussit à résister aux sirènes de la séparation ethnique entre les banyamulenge,les babembe et les autres tribus de la région. Il sera franchi une étape capitale de l’existence d’une véritable nation congolaise axée sur la convivialité et la coexistence fraternelle des peuples appartenant à divers couche linguistique et morphologique sous une même bannière appelée *Congo*

Par David MUKENDI kalonji