Le bloc-notes: Rentrée judiciaire, cour constitutionnelle un nouveau champ de bataille.

Après la rentrée parlementaire et la rentrée scolaire. Voilà une nième rentrée, il s’agit de la rentrée judiciaire sans nul doute la plus médiatisée de l’histoire de la magistrature Congolaise. Pour cause les nominations au sein de l’appareil judiciaire au mois de juillet dernier.

Ces nominations qui avaient pris tous le monde de court. Même le premier ministre en était surpris et s’empressait de rédiger un communiqué public pour fustiger la décision du magistrat suprême de la nation.

Ainsi le go était lancé pour un déferlement des réquisitoires sous forme des diatribes en l’encontre du président de la République. Souvenez-vous deux anciens candidats à la présidence de la République avaient demandées purement et simplement la destitution du président de la République.

Des toutes ces nominations, la plupart sont déjà en fonction ayant prêtée serment devant le magistrat suprême. Il ne reste que l’épineuse cour constitutionnelle, cette juridiction qui a opinion sur les décisions du président de la République.

L’importance de la haute cour n’est pas à démontrer,elle est le ciment du processus électoral,l’alpha et l’oméga du mandat du président de la République qui peut être écourté par son etruchement.

On comprend dès lors tout l’enjeu stratégique qui entoure le contour de ces nominations. Pour les uns c’est le moyen de renverser le rapport de force au sein de la coalition, pour les autres c’est la crainte de perdre un moyen de pression utilisé souvent comme épouvantail depuis le début de cette mandature au près de son allié.

La cour constitutionnelle est donc le nouveau champ de bataille entre les alliés au pouvoir. On l’aura compris 2023 est dans la ligne de mire et chacun affute ses armes pour être prêt lorsque le coup d’envoi sera lancé par la Ceni, l’autre paire de manche de la confrontation titanesque qui s’annonce.

Dans ce champ de bataille, il y aura sûrement des réformes électorales qui devront requérir son approbation. Le contrôler c’est avoir une main mise sur le devenir de la nation, le perdre équivaudrait à s’exposer à toute forme d’action judiciaire surtout si l’on sait qu’on a géré avec opacité le pays pendant dix-huit ans.

Par David MUKENDI

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